Victor GOMEZ

Victor GOMEZ BARCENILLA

Né le 31.01.1898 à San Salvador del Valle, Province de Biscaye (Espagne)

Il va à l’école des jésuites jusqu’à l’âge de 13 ans qu’il quitte alors pour aller travailler à la mine afin d’aider ses parents à élever ses quatre frères et sœurs dont il était l’ainé. Il s’inscrit à des cours du soir et à des cours par correspondance. Choqué par les conditions de vie et de travail des mineurs, il ne tarde pas à rejoindre le parti socialiste et le syndicat minier de Biscaye, dont plus tard il deviendra le secrétaire général.

Il écrit dans plusieurs journaux de la région et nationaux pour dénoncer les abus en tout genre dont sont victimes les mineurs, sous son nom et sous des noms d’emprunt pour éviter les représailles.

Quand la République est votée, il est alors député – maire de commune.

Après le soulèvement du Général Franco et de l’armée aidé par les nazis d’ Allemagne et les facistes de Mussolini, il combat dans les rangs des républicains qui eux étaient aidés par les brigades internationales.

En 1937, les troupes franquistes envahissent le Pays Basque et des milliers d’enfants sont évacués sur les bateaux passant par Bilbao, afin de les protéger des bombardements de l’aviation allemande sur les populations civiles dont le symbole le plus connu est Guernica. C’est ainsi que trois de ses quatre enfants ont quitté l’Espagne et se sont retrouvés en Russie. ils ne reverront leurs parents qu’en 1956, lorsque Khrouchtchev lève le rideau de fer.

Tous ceux qui pouvaient s’embarquer partaient afin d’éviter les représailles. La Catalogne étant encore libre, il s’est réuni avec sa famille à Barcelone où il a continué la lutte.

En 1939, les Républicains perdent la guerre et fuient les armées de Franco en traversant les Pyrénées. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé sur la plage d’ Argelès-sur-Mer, avec des milliers d’autres réfugiés.

Après quelques mois, il retrouve sa femme et sa fille à Toulouse d’où il continue à lutter  jusqu’au jour où, dénoncé, il est renvoyé au Camp du Vernet en Ariège. Il restera dans ce camp jusqu’à l’arrivée des troupes allemandes qui enverront tous les prisonniers du camp en Allemagne.

Après des semaines de voyage en train de marchandises, ils arriveront à Mauthausen, puis à Bergen Belsen où il sera libéré par les Américains.

A son retour en France et après plusieurs mois d’hôpital, il se réuni à Toulouse avec sa femme et sa fille. Grâce à la Croix Rouge Internationale, il retrouvera ses enfants restés en Russie pendant toute la guerre mondiale.

En 1946, il travaillera au Siège du Gouvernement Basque en Exil, à Paris. En même temps, au sein de la Fédération espagnole de déportés et internés espagnols et s’occupera d’aider les familles des déportés espagnols qui ne sont pas revenus des camps, en France et en Espagne.

Il mourra en 1975